Fait d'Hiver MTUB du 12 novembre 2000
Activité «conduite tramway» au dépôt de Haren

Dernière mise à jour le 24 décembre 2000


Le trajet entre le musée de Woluwe et le dépôt de Haren

Il faut dire que le déplacement a été quelque peu mouvementé: récapitulons depuis le début. Il était prévu initialement de faire le trajet à bord des PCC 7713 et 7786 accouplées: malheureusement, cela n'a pas été possible, étant donné que ces motrices n'étaient pas encore prêtes. Qu'à cela ne tienne, c'était l'occasion de sortir la 4032, qui consiste en... l'accouplement de deux anciens chassis de «standard», raccourcis à une extrémité et rallongés à l'autre. Là aussi, il a fallu déchanter, car le MTUB... n'avait pas la clé qui aurait permis de faire sortir la 4032 de Woluwe. Mais a-t-on envoyé quelqu'un chercher «la clé du champ de tir»?

Le voyage a finalement été effectué à l'aide d'un des autobus les plus «modernes» du musée, le Jonckheere Volvo B59-2 8154 (II), que l'on voit ici de face et de dos dans la cour du dépôt de Woluwe.

L'itinéraire entre le dépôt de Woluwe et celui de Haren a donc été des plus directs, par le boulevard de la Woluwe (ligne), l'avenue des Communautés (ligne) et les cimetières de Bruxelles et de Schaerbeek (ligne). Aussi, pourquoi avoir voulu se compliquer la vie en sortant un tramway de Woluwe et en devant faire des détours invraisemblables pour atteindre la Grande Ceinture, pour finalement se retrouver à la gare de Schaerbeek et devoir de toutes façons prendre un bus navette jusqu'à Haren?


Le simulateur de conduite d'un tramway type 2000

Située dans le bâtiment du Centre de Formation de la STIB, à l'intérieur du dépôt de Haren, cette réplique d'un (demi) Tram 2000 (dont elle porte d'ailleurs le matricule) est davantage axée sur la simulation d'avaries que sur la conduite elle-même.

D'un point de vue conduite pur, l'accélération est émulée de façon assez grossière: que le conducteur «tractionne» légèrement ou à fond, pour le logiciel l'accélération est la même. Par contre, le freinage est assez réaliste, car il tient compte de la course du manipulateur. Le tableau de bord est entièrement fonctionnel: le candidat peut manoeuvrer les portes (à gauche ou à droite), sortir les rétroviseurs extérieurs, klaxonner (heureusement l'avertisseur d'origine a été remplacé par un modèle moins bruyant...), et actionner le gong à répétition. Le dispositif thermique d'homme-mort est également opérationnel.

L'intérêt de la maquette est de pouvoir simuler des pannes. L'instructeur, derrière son clavier de PC, peut générer l'une ou l'autre avarie et tester ainsi l'aptitude du candidat à les détecter et à essayer de les résoudre. La photo montre que la réaction de l'apprenti-wattman est parfois inadéquate...


La motrice d'écolage 7042
 

Des 7000 bidirectionnelles

A l'instar des autres motrices spécialement transformées pour la formation des candidats wattmen (cfr. 7019 et 7052), la 7042 a perdu ses portes médiane et arrière, et a reçu un deuxième poste de conduite: ces motrices sont donc devenues pleinement bidirectionnelles, ce qui est un atout lorsqu'on connaît la structure moderne du réseau, dont la proportion de terminus à rebroussement devient de plus en plus importante.
 

La voie d'essais du dépôt de Haren

D'un point de vue purement fonctionnel, la voie implantée dans le complexe STIB de Haren constitue la liaison entre le réseau de la STIB et l'atelier de peinture, qui remplace celui, désaffecté, de la chaussée d'Anvers (Bruxelles). De plus, cette voie est reliée au réseau de la SNCB par une liaison spéciale, qui permet la livraison de divers matériels à Haren par l'intermédiaire du chemin de fer. Enfin, en soirée et le weekend, une partie de cette voie sert au stationnement des tramways de la ligne, car le terminus habituel de cette ligne, au niveau du boulevard Léopold III, est assez isolé, ce qui hélas «favorise» les agressions.

Quel était le contexte de l'exercice de conduite, ce 12 novembre 2000? Le candidat démarrait de la courbe de l'atelier de peinture, abordait un aiguillage en talon, puis parcourait une ligne droite d'environ 50 mètres avant d'aborder, toujours en talon, l'aiguillage type «chemin de fer», dont le coeur est sensiblement plus large (vitesse maximum: 15 km/h); il pouvait enfin s'élancer dans une longue ligne droite de 500 mètres, avant de s'immobiliser, de changer de poste de conduite et de rebrousser chemin. Attention: au retour, toutes les aiguilles devaient être abordées, en pointe, cette fois-ci, à 15 km/h maximum, surtout celle de type «chemin de fer»: la photo montre que le «candidat» en poste A aborde cet aiguillage à vitesse adéquate.


La simulation d'avaries

Les motrices d'écolage sont dotées, en poste A, d'équipements spéciaux à l'usage de l'instructeur. Outre un siège identique à celui du candidat conducteur, il dispose d'un panneau de commande spécial qui lui permet d'arrêter le tram d'urgence (dispositif «coup de poing» en bas à gauche), mais aussi de générer certaines avaries, comme la déficience de l'un ou l'autre frein, ceci afin de tester les réactions du candidat. Celui-ci est donc confronté à des situations «réelles» qu'il n'aurait pu expérimenter sur n'importe quel simulateur...